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Transports, Routes

1ère conférence francilienne de la logistique

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publié le 20 décembre 2021 (modifié le 21 décembre 2021)

La DRIEAT et le Conseil régional d’Île-de-France ont organisé le 20 décembre la première conférence régionale de la logistique, en présence de Marc Guillaume, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris et de Stéphane Beaudet, vice-président chargé des transports et des mobilités durables de la Région Île-de-France, ainsi que les acteurs publics et privés du fret et de la logistique.

©Région Île-de-France

Ce sont près d’une centaine de responsables privés et publics, acteurs du fret et de la logistique, qui ont échangé sur les enjeux de ce secteur stratégique pour l’Île-de-France. Ensemble, ils ont exploré les voies d’une logistique plus performante à la fois sur les plans économique mais également environnemental.
Des démarches innovantes, véritables leviers de transformation, ont pu être discutées, de même que les freins à une insertion plus harmonieuse des flux de fret et des espaces logistiques dans les territoires franciliens.

Lancement du Programme d’actions de l’État pour le fret et la logistique

Cette conférence, qui s’inscrivait dans le prolongement du Comité interministériel de la logistique du 21 octobre, concrétise un partenariat entre l’État et le Conseil régional dans la recherche de convergences dans les choix stratégiques des acteurs du système logistique francilien, publics et privés, notamment la déclinaison opérationnelle de la stratégie régionale de la logistique portée par la Région et le Programme d’actions de l’État pour le fret et la logistique en Île-de-France (PAFL).

Pour en savoir plus, consultez le PAFL
La logistique à l'échelle régionale
La logistique à l’échelle régionale
©SDRIF « Île-de-France 2030 » approuvé le 27 décembre 2013

Constitution de l’observatoire régional du fret et de la logistique

Composé de trois familles d’acteurs, une sphère « recherche »/d’experts : IPR, UGE, CEREMA, APUR, CNR ; une sphère regroupant les acteurs publics (collectivités, Etat, IDFM, opérateurs) ; et une sphère regroupant les acteurs privés (fédérations professionnelles, entreprises), cet observatoire aura pour missions :

  • de produire de la connaissance sur la réalité de ces activités à l’échelle de la région ;
  • de coordonner les initiatives de connaissance, notamment en matière de collecte de données ;
  • de développer un mode d’information réciproque public/privé ;
  • d’assurer un rôle de centre de ressources.
    L’observatoire s’attachera à produire des éléments d’analyse à même d’éclairer les décisions publiques et privées en particulier sur les thématiques de l’aménagement, du foncier et de l’immobilier logistique (implantations, construction, performance foncière…), du fret routier, fluvio-portuaire et ferroviaire (flux, types et volumes de marchandises), de la performance environnementale, de l’emploi et des questions socio-économiques.

Retour sur cette 1ère conférence

Cette rencontre avait pour ambition de contribuer à définir des modalités pratiques de la mise en œuvre du double impératif de compétitivité économique et de réduction de l’impact environnemental des activités logistiques. Ainsi la première condition d’entrée dans un cycle vertueux est-elle la disponibilité de foncier pour accueillir les bases logistiques qui sont depuis 2 décennies repoussées toujours plus loin aux limites péri-urbaines de l’agglomération parisienne. La loi climat a consacré de nouveaux outils pour une planification territoriale intégrant plus efficacement les problématiques logistiques. La Région a par ailleurs engagé l’élaboration d’un nouveau Schéma Directeur Régional Île-de-France Environnemental qui sera également un outil fondamental pour mieux intégrer la fonction logistique dans la stratégie d’aménagement territoriale.

Les activités du fret et de la logistique représentent plus de 7 % de l’emploi total dans notre région, laquelle contribue à hauteur de 31 % du PIB national. Ces activités sont créatrices de richesses nécessaires. Elles génèrent néanmoins d’importantes externalités négatives : consommation d’espaces, congestion routière, impact sur la qualité de l’air, nuisances sonores ou visuelles. Ainsi l’acceptabilité politique et sociale des projets de nouvelles implantations apparaît-elle de plus en plus exigeante.

L’Île-de-France carrefour européen du transport de marchandises

L’Île-de-France dispose d’atouts considérables pour une logistique plus durable, et ses infrastructures de transport offrent un potentiel exceptionnel de fret multimodal. En Île-de-France, 4 modes de transport se combinent, à savoir routier, fluvial, ferré et aérien. L’avenir n’est pas dans la confrontation des modes de fret, tous sont indispensables. L’avenir se construit dans des expérimentations audacieuses (entrepôts à énergie positive, insertion paysagère, nouvelles combinaisons intermodales combinant sécurité et souplesse d’approvisionnement). Les implantations d’espaces logistiques ne peuvent plus être pensées seulement à partir d’impératifs économiques de court terme. Les arbitrages économiques doivent donc être mieux éclairés et les mutations de moyen et long termes anticiper (nouvelles réglementations environnementales, objectif de zéro artificialisation nette, nouvelles attentes des clients…).

Notre région dispose de ressources matérielles et immatérielles uniques en France. Celles-ci doivent être mobilisées au service d’une innovation à la hauteur du défi de la transition énergétique. Pour s’inscrire pleinement dans la dynamique de la transition énergétique, un maillage plus fin de la chaîne logistique à toutes les échelles du territoire revêt un caractère déterminant pour l’accélération de la réduction des externalités négatives de ces activités.