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Sécurité des transports

Action de sensibilisation à la sécurité aux passages à niveau à Saint-Pierre-les-Nemours

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publié le 5 juin 2014 (modifié le 31 mars 2016)

Action de sensibilisation à la sécurité aux passages à niveau à Saint-Pierre-les-Nemours

Gilles Leblanc, directeur régional et interdépartemental de l’Équipement et de l’Aménagement de la région Île-de-France participait, le 3 juin 2014, aux côtés du Préfet, du directeur de RFF (Réseau Ferré de France) et d’élus, à une action de prévention auprès des usagers de la route au passage à niveau n°8 à Saint-Pierre-les-Nemours, dans le cadre de la Journée nationale de la sécurité aux passages à niveau.

Toute la matinée, cette action a permis de sensibiliser les usagers qui empruntent le passage à niveau (automobilistes, conducteurs de poids lourds, 2 roues, piétons) aux bons comportements à adopter aux Passages à Niveau.

Elle s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités dont les élus locaux, le Vice-Président du Conseil Général de Seine et Marne et le Conseil régional. Nicole KLEIN, Préfète de Seine-et-Marne, Jean-Robert Lopez, délégué interministériel à la sécurité routière et Gilles Leblanc, directeur régional et interdépartemental de l’Équipement et de l’Aménagement de la région Île-de-France assistaient à l’événement.

Cette opération était organisée dans le cadre de la Journée nationale de la sécurité aux passages à niveau, en partenariat par Réseau Ferré de France avec la SNCF, la Prévention routière, la DSCR (Direction de la Sécurité et de la Circulation Routière), l’association des Maires de France (AMF) et les collectivités territoriales et locales.

Feuille de route en Île-de-France en matière de sécurité des passages à niveau

Au niveau régional, une « feuille de route » en matière de sécurité des passages à niveau, validée par le Préfet de Région et l’ensemble des Préfets de départements, affiche un certain nombre d’objectifs à atteindre :

  • identifier, d’ici fin 2014, les passages à niveau préoccupants et sensibles, situés sur des itinéraires empruntés par des transports exceptionnels
  • repérer les itinéraires de transports scolaires qui franchissent aussi ces passages à niveau potentiellement dangereux afin de rechercher les solutions de proximité permettant de les sécuriser .

D’ici fin mars 2015, il conviendra de aussi de finaliser la totalité des diagnostics de sécurité concernant les 283 passages à niveau, situés sur des lignes ferroviaires sur lesquelles la vitesse est supérieure à plus de 40 km/h.

Action de sensibilisation à la sécurité aux passages à niveau à Saint-Pierre-les-Nemours - franchissement d'un véhicule

Les accidents aux passages à niveau, même s’ils sont en forte diminution, ont encore causé 33 morts en 2013 (contre 70 en 1988).

Pour la quasi-totalité d’entre eux (98%), ils sont dus à des comportements à risque des usagers de la route : vitesse d’approche excessive, impatience, non-respect de la signalisation, franchissement en chicane.

Sur les quelque 15 000 passages à niveau présents sur le réseau ferré national, plus de 10 500 sont équipés de feux et de barrières automatiques. Ils sont traversés chaque jour par 16 millions de véhicules.

Le plan 2013 pour la sécurisation des passages à niveau

Annoncé par Frédéric Cuvillier en septembre 2013, le plan 2013 pour la sécurisation des passages à niveau a marqué une nouvelle étape pour la sécurité routière et ferroviaire.

Ce plan pluriannuel est articulé autour de quatre axes principaux :

  • Renforcer les mesures de contrôle afin d’en finir avec les passages en force ;
  • Répondre aux besoins spécifiques des poids-lourds et des autocars ;
  • Améliorer l’information des usagers de la route ;
  • Sécuriser en premier lieu les passages à niveau dont la suppression ou l’amélioration est prioritaire.

Un passage à niveau n’est pas un carrefour comme les autres :

  • Un train roule vite : jusqu’à 160 km/h, même en ville ;
  • Il est très lourd : jusqu’à 1 500 tonnes, voire plus ;
  • Il n’a pas le temps de s’arrêter même si le conducteur voit un obstacle et qu’il active le freinage d’urgence : à 90 km/h, un train met 800 mètres pour s’arrêter, quand une voiture met 70 mètres.

En termes de répartition territoriale, moins de 1 % des passages à niveau sont situés sur des routes nationales, 30 % sont sur des routes départementales et 70 % des passages à niveau se situent sur des voies communales.