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Sécurité des transports

Bilan 2016 de la sécurité routière en Île-de-France

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publié le 22 novembre 2017 (modifié le 23 novembre 2017)

Chaque année, la DRIEA réalise un bilan de l’accidentalité routière qui présente les principaux indicateurs régionaux, comparé à l’année précédente. Il permet de mettre en exergue les enjeux les plus prégnants ou émergents à la lumière des dix dernières années afin d’orienter les actions à mener en termes de lutte contre l’insécurité routière et d’évaluer les impacts de la politique interministérielle menée à l’échelle du territoire francilien.

Les chiffres clés de l’année 2016

L’année 2016 est marquée par une hausse du nombre d’accidents corporels de près de 4 % et du nombre de victimes de 5 %. Malgré ces indicateurs en augmentation, on peut se féliciter d’une forte baisse du nombre de personnes tuées à 30 jours (-14,7 %).
Les usagers vulnérables (piétons, cyclistes et utilisateurs de deux roues motorisés) restent un enjeu majeur en Île-de-France. En effet, ils représentent toujours plus de 6 personnes tuées sur 10. Cette situation reste malheureusement stable dans le temps.

On notera que notre région concentre près de 33 % des accidents corporels et des blessés de la France métropolitaine, et 8 % des personnes tuées. Une forte densité de trafic due à l’attractivité centrale de l’île-de-France au sens de la structure des réseaux routiers et au sens économique, l’urbanisation importante de la région, la diversité des modes de déplacements et leur cohabitation sont un ensemble de données à prendre en compte pour expliquer et agir sur cette structure particulière de l’insécurité routière.

L’évolution, sur le long terme est positive et encourageante puisque l’on note un nombre d’accidents corporels en diminution de -14,5 % entre 2007 et 2016, mais ces progrès restent en deçà de ceux constatés sur le reste de la France métropolitaine (hors IDF) où il atteint une baisse de -34,9 %.

Une sensibilisation pour consolider des comportements durables

Ces chiffres continuent de démontrer qu’il convient de sensibiliser chacun d’entre nous afin d’ancrer des modifications de comportements durables pour que l’insécurité routière recule de façon plus remarquable dans notre région dans tous les modes de déplacements et toutes les catégories d’usagers de la route et de la rue.

Il est important de prendre la mesure des drames humains que génère l’insécurité routière tant pour les victimes que pour leur entourage (famille, amis, collègues, etc) avec ses conséquences parfois irréversibles. Il est également nécessaire de rappeler que l’accidentalité routière a un coût important pour la société (donc chacun de nous). Si l’on rapporte ainsi les valeurs tutélaires de l’ONISR aux données de l’accidentalité routière francilienne, on approche les 3,3 milliards d’euros pour l’Île-de-France.


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