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Sécurité des transports

Bilan 2015 de la sécurité routière en Île-de-France

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publié le 5 décembre 2016 (modifié le 1er février 2017)

Comme les années précédentes, le présent bilan fait le point sur les principaux indicateurs régionaux de l’accidentalité routière, comparés à 2014. Il identifie également quelques enjeux prégnants ou émergents à la lumière des dix dernières années.

Après une année 2014 marquée en Île-de-France par une hausse des principaux indicateurs de l’accidentalité routière, 2015 s’est conclue sur une très légère diminution du nombre d’accidents corporels (- 1,0 %), par une augmentation marquée pour la seconde année consécutive du nombre de personnes tuées à 30 jours (+ 8,0 %) et par une très légère diminution du nombre de blessés (- 1,1 %).

L’enjeu majeur en Île-de-France reste celui des usagers vulnérables – piétons, cyclistes et utilisateurs de deux-roues motorisés – qui représentent plus de 6 personnes tuées sur 10. Cette situation, malheureusement stable dans le temps, justifie à elle seule la reconduite chaque année de la Quinzaine régionale de la sécurité routière dédiée aux usagers vulnérables.

Rappelons qu’outre les drames humains qu’elle génère dans l’entourage des victimes (familles, amis, collègues, camarades, etc.) avec ses conséquences irréversibles, l’accidentalité routière a un coût important pour la société dont il faut être conscient. Si l’on rapporte ainsi les valeurs tutélaires calculées par l’ONISR (3,197 M€ pour un tué, 399 633 € pour un blessé hospitalisé, 15 985 € pour un blessé léger et 4 902 € pour les dégâts matériels), aux données de l’accidentalité routière francilienne, on approche les 3,5 Mds € !

Or, on relèvera également qu’en France métropolitaine, l’Île-de-France est le théâtre de près d’un accident corporel de la circulation routière sur trois, une part qui n’a cessé d’augmenter ces dernières années.

Les caractéristiques spécifiques de la région francilienne ont une influence sur l’accidentalité qui y est constatée : positionnement géographique central de la région au niveau de l’interconnexion des réseaux routiers nord-sud et est-ouest, siège de la Capitale administrative du pays, urbanisation importante, densité des mobilités routières internes à la région, transit, etc.

Sur le long terme les évolutions du nombre d’accidents sont positives (- 13,5 % entre 2006 et 2015), mais elles restent moins prononcées que dans le reste de la France métropolitaine - hors Île-de-France - (- 35,4 %). Ce seul constat incite à une véritable prise de conscience collective dans notre région pour modifier les comportements.


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