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Études, Statistiques, Données cartographiques

Incidences du rapport au cadre de vie et du contexte sur la mobilité de loisir

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publié le 25 septembre 2012 (modifié le 10 juin 2013)
Auteur 6T-Bureau de recherche pour la DRIEA-IF
Édition Août 2012, 24 pages
Cote

La Driea publie les résultats d’une recherche sur le lien insuffisamment pris en compte, entre mobilité de loisir et cadre de vie ; en effet la plupart des études sur la mobilité sont basées sur la mobilité les jours de semaines ; or en Île-de-France, lorsqu’on tient compte de l’ensemble de la mobilité, (en semaine, le week-end, et en vacances) ce n’est pas à Paris que les distances parcourues sont les plus faibles, à revenu égal, d’après JP. Orfeuil, D. Soleyret1 qui se basent sur des données de 1994. La moindre mobilité globale des habitants de petite et grande couronne (à tranche de revenu égal) est expliquée par un « effet barbecue » ; en résumé les habitants qui disposent d’un jardin, se déplaceraient moins pour leurs loisirs.

La Driea a souhaité contribuer à apporter des réponses à ces questions, ce qui nécessite de produire les données quantitatives et qualitatives manquantes : les enquêtes existantes ne permettent pas d’aborder finement la mobilité globale des individus et des ménages, en relation avec leur environnement résidentiel, considéré à toutes les échelles du logement au quartier et selon leur positionnement dans la région.

La recherche menée par le bureau « 6-t » financée par le PUCA, le PREDIT et la DRIEA, basée sur des enquêtes détaillées, en Île -de-France et à Rome contribue à préciser et enrichir ce questionnement ; la complémentarité entre approche sociologique et approche urbaine est clairement démontrée : si le cadre de vie est déterminant, le rapport à ce cadre de vie (représentations,) l’est tout autant ; et ces représentations évoluent elles mêmes en fonction des pratiques du cadre de vie, de l’appropriation du territoire.
De cette fructueuse comparaison Île-de-France/Rome, il ressort en particulier que l’offre d’espaces de loisir dans l’ agglomération et une offre ferroviaire influencent fortement les pratiques de déplacement de loisir ; ainsi à Rome, les mobilités de loisir ne se traduisent pas comme à Paris par de longues distances parcourues, (les différences sont d’ordre culturel, économique et géographique) mais la faiblesse de l’offre TC explique le tout voiture ; à l’échelle du quartier, les variables qui apparaissent déterminantes sont la possibilité de calme, la présence de la nature et l’intensité des relations sociales ; ainsi la mobilité de loisir peut être une compensation au manque de calme, de nature, de relations sociales.

 


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