Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
Bâtiments, Construction

Le label "Bâtiment biosourcé" : un outil pour développer l’écoconstruction en Île-de-France

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 25 mars 2016 (modifié le 9 avril 2019)

  Le label "Bâtiment biosourcé"

La région Île-de-France est la 1ère région économique d’Europe et celle où la construction est la plus active. Elle dispose d’espaces urbanisables limités et de ressources naturelles importantes. Les filières de production de matériaux de construction biosourcés sont donc en plein développement. L’utilisation de ces matériaux est intéressante pour réduire l’empreinte énergétique des constructions. Elle peut en outre permettre de réduire les consommations énergétiques des bâtiments existants.

Le label « bâtiment biosourcé » (arrêté du 19 décembre 2012) a été conçu pour permettre aux maîtres d’ouvrage qui le souhaitent de prescrire aux maîtres d’œuvre la réalisation de bâtiments comprenant une part substantielle de matériaux biosourcés, sans brider la créativité des concepteurs ou imposer des normes locales.

La DRIEA présente au travers de cette brochure les avantages de ces matériaux et vise à démontrer la faisabilité de leur utilisation dans la construction en Île-de-France. Ce travail complète ceux engagés par les services de l’État et leurs partenaires avec la « charte bois construction publique » pour promouvoir et soutenir le développement de l’écoconstruction en Île-de-France.

  Les matériaux biosourcés

Les matériaux biosourcés sont, par définition, des matériaux issus de la biomasse d’origine végétale ou animale. Ils couvrent aujourd’hui une large gamme de produits et trouvent de multiples applications dans le domaine du bâtiment et de la construction :

  • isolants (laines de fibres végétales ou animales, de textile recyclé, ouate de cellulose, chènevotte, anas, bottes de paille, etc.),
  • mortiers et bétons (béton de chanvre, de bois, de lin, etc.),
  • panneaux (particules ou fibres végétales, paille compressée, etc.),
  • matériaux composites plastiques (matrices, renforts, charges),
  • chimie du bâtiment (colles, adjuvants, peintures, etc.).

En mars 2010, la filière des matériaux biosourcés a été identifiée par le Commissariat général au développement durable (CGDD) comme l’une des 18 filières vertes ayant un potentiel de développement économique élevé pour l’avenir, notamment en raison de son rôle pour diminuer notre consommation de matières premières d’origine fossile, limiter les émissions de gaz à effet de serre et créer de nouvelles filières économiques.

Plus récemment, la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, confirme l’intérêt de l’usage de ces matériaux pour des applications dans le secteur du bâtiment en précisant dans son article 5 que « l’utilisation des matériaux biosourcés concourt significativement au stockage de carbone atmosphérique et à la préservation des ressources naturelles » et qu’ « elle est encouragée par les pouvoirs publics lors de la construction ou de la rénovation des bâtiments ».