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Bâtiments, Construction

Se chauffer en Île-de-France : la petite taille des logements atténue le coût d’une performance énergétique médiocre

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publié le 19 décembre 2018 (modifié le 8 janvier 2019)

La Direction Régionale et Interdépartementale de l’Équipement et de l’Aménagement d’Île-de-France (DRIEA), l’Insee Île-de-France, et la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement d’Île-de-France (DRIHL) ont réalisé en partenariat une étude sur la vulnérabilité énergétique des ménages franciliens, dont les résultats sont publiés dans la collection Insee Analyses Île-de-France, n°92.

Pour 7,5 % des ménages franciliens, la facture de chauffage représente plus de 8 % du revenu. Cette vulnérabilité énergétique touche deux fois moins de ménages qu’au niveau national du fait de revenus plus élevés et de logements plus petits en Île-de-France. Néanmoins, le parc de logements y est « énergivore », notamment à Paris et aux franges de la région. Les ménages vulnérables vivent majoritairement sous le seuil de pauvreté et occupent le plus souvent des logements dits « passoires énergétiques ».

Données complémentaires relative à la rénovation énergétique

Au-delà de ses conséquences sociales et sanitaires, la performance énergétique des logements a une incidence forte sur l’économie et l’environnement. Le bâtiment résidentiel est en Île-de-France le premier secteur consommateur d’énergie avec près de 45 % de la consommation énergétique régionale.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) prescrit de diviser par deux les consommations d’énergie d’ici 2050 pour le secteur du bâtiment et confirme ainsi les objectifs du Schéma régional Climat Air Energie (SRCAE) francilien. Cet objectif revient à porter la performance de l’ensemble du parc au niveau BBC c’est-à-dire à environ 100kWhEp/m².an ou encore vers l’étiquette C.

Même en dépassant les objectifs annuels de production de 70 000 logements neufs, la construction neuve ne représente chaque année qu’un peu plus de 1 % du parc régional et ne suffit pas pour améliorer significativement la performance énergétique de l’ensemble du parc dans les délais fixés.

Le plan national de rénovation énergétique a fixé des objectifs ambitieux de rénovation du parc (500 000 logements par an) dont au moins la moitié doit être occupée par des ménages modestes (conformément à l’article 3 de la loi LTECV) ; la lutte contre la précarité énergétique constitue ainsi une priorité mais ne répond qu’à une partie des objectifs de rénovation.

La rénovation énergétique concerne tous les logements (pas seulement les passoires énergétiques) et tous les ménages, sans condition de ressources.


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