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DRIEA   Île-de-France
Direction Régionale et Interdépartementale de l’Équipement et de l’Aménagement d’Île-de-France

L’État améliore les mobilités des Franciliens

publié le 17 septembre 2019

Dans une région capitale comme l’Île-de-France, les attentes en matière de logements et de transports sont immenses. L’objectif des services de l’État est d’y répondre en mobilisant, en soutenant et en accompagnant tous les acteurs concernés. La grande diversité des territoires qui composent la région, et parfois ses disparités et inégalités, représentent un défi pour l’État qui doit adapter ses politiques publiques en impulsant une stratégie régionale ayant des exigences communes en matière d’accessibilité aux transports, d’enjeux environnementaux, de production de logements et de bureaux ou encore de dynamisation des centres-villes.

Aujourd’hui, l’État est conscient des enjeux qui pèsent sur les transports collectifs du quotidien et des attentes fortes et légitimes qui s’expriment pour l’amélioration des conditions de déplacement en Île-de-France.

Cet investissement de l’État dans les transports du quotidien est sans précédent pour contribuer à leur modernisation. Il est en effet nécessaire aujourd’hui de combler un certain nombre d’années de sous-investissement.

L’amélioration de ces transports se traduit d’un côté par le niveau d’engagement de l’État dans le CPER en Île-de-France et au travers la Société du Grand Paris (SGP).

Focus sur le Nouveau Grand Paris des transports

L’île-de-France est pourvue d’une infrastructure très développée avec 16 lignes de métros pour un linéaire de 220 km, 1 700 km de RER et de trains, 127 km de lignes de tramways ou tram-trains et 5 600 km de pistes cyclables. Par ailleurs, les investissements prévus dans le cadre du Contrat de Plan État Région (CPER) ont permis la concrétisation de nombreuses opérations dont les chantiers démarrent ou sont en cours (prolongement Eole sur 55 km de voies nouvelles et rénovées, 77 km de tramways et tram-trains, 18 km de prolongement de métro). Le projet de Grand-Paris-Express (GPE) amènera un linéaire de 200 km de métro automatique.

« La priorité aux transports du quotidien, ce n’est pas un slogan.
Ce sont des décisions, parfois difficiles, qui doivent l’illustrer.
 »

Élisabeth Borne, le 29 mai 2019

Le Nouveau Grand Paris décidé en 2013, est l’ambitieux projet de modernisation et de développement des transports d’Île-de-France.

Le Grand Paris Express (GPE)

Le 22 février 2018, le Gouvernement a confirmé le projet dans son intégralité et a procédé, pour tenir compte de risques techniques identifiés, des aléas possibles et de la saturation des entreprises de travaux publics, à un recalage :

  • du coût à 35 milliards d’euros
  • du calendrier avec un étalement des mises en services de 2024 à 2030.

À la suite de cette actualisation, le député Gilles Carrez a remis un rapport au Gouvernement le 6 septembre 2018 détaillant les mesures fiscales identifiées pour augmenter les taxes affectées à la Société du Grand Paris (SGP) et conforter son modèle économique.

D’autre part, les 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro automatique portés par la SGP sont également une réponse aux besoins de déplacement du quotidien. Pour répondre à ce besoin, plus de 16 milliards d’euros de dépenses publiques seront engagées par la SGP entre 2018 et 2022, pour la réalisation du réseau, avec un rythme annuel compris entre 3 milliards d’euros et 3,5 milliards d’euros selon les années.
La SGP a déjà engagé en investissements de plus de 10 milliards d’euros qui se traduisent notamment par la progression des chantiers des lignes 14 sud, 15 sud et 16.
Fin 2019, plus de la moitié des chantiers seront engagés (soit 20 milliards d’euros).

Carte du futur Grand Paris Express en grand format (nouvelle fenêtre)

Le plan de mobilisation pour les transports en commun (métro, trams-trains, RER – transilien) à l’horizon 2030

Le plan de modernisation pour les transports en commun est financé par le volet transport collectif du CPER 2015-2020 de la région Île-de-France, une spécificité francilienne (1,4 milliard d’euros doivent être engagés par l’État). À fin 2018, environ 740 million d’euros avaient été engagés (soit 52%). La réalisation devrait atteindre 75 % à fin 2019 (avec une contribution de 158 millions d’euros en 2015, 168 millions d’euros en 2016, 176 millions d’euros en 2017 et 278 millions d’euros en 2019 soit une augmentation de 50 % par rapport aux années antérieures).
Par ailleurs, la Société du Grand Paris (SGP), en plus du périmètre du Grand Paris Express, doit financer les infrastructures de transports en Île-de-France à hauteur de 3,4 milliards d’euros dont plus de 1,6 milliard d’euros sur le CPER.

Ce haut niveau d’engagement de l’État, nécessaire pour les transports du quotidien, se traduit par un financement d’un certain nombre de grands projets.
D’autre part, une des priorités des financements de l’État sur le CPER concernait les schémas directeurs des RER qui représentent près de 30 % des investissements annuels avec un total de 1,3 milliard d’euros sur la période. Une partie de ces investissements contribuent à l’adaptation des infrastructures pour les nouveaux matériels roulants. Ainsi l’État a engagé 92 millions d’euros en 2018 sur ce volet.

Pour 2019 et les années à venir, l’État est résolument engagé à garantir les financements pour les projets en cours, notamment en termes de travaux et pour garantir les investissements nécessaires dans les RER. Cet engagement permettra d’améliorer durablement les conditions de circulation des franciliens.

Le second semestre 2019 verra notamment la mise en service de certains projets majeurs pour la région :

  • prolongement du Tram 1 Ouest d’Asnières vers Colombes
  • Grand Pôle intermodal de Juvisy
  • la nouvelle branche du Tram 4 (de la station Gargan vers Clichy-Montfermeil) ; celle-ci contribuera notamment au désenclavement de Clichy Montfermeil.

D’autres grands projets de ce plan sont actuellement en cours de réalisation, à savoir :

  • le projet Eole (3,8 milliards d’euros) — le tunnelier est en fonctionnement, mise en service Nanterre en 2022 et Mantes en 2024
  • le prolongement de la ligne 11 (1,3 milliard d’euros). Il s’accompagne d’une modernisation de l’ensemble de la ligne
  • les trams-trains
    • le Tram 11 Express relie Épinay-sur-Seine (93) au Bourget (93). Il sera prolongé à l’ouest jusqu’à Sartrouville (78) et à l’est jusqu’à Noisy-le-Sec (93).
    • le Tram 12 Express reliera Massy vers Evry
    • le Tram 13 Express reliera Saint-Cyr vers Saint-Germain
  • la modernisation des RER et Transilien — schémas directeurs et de secteur pour améliorer la qualité de service et adapter l’infrastructure pour accueillir de nouveaux matériels roulants.

Les nouvelles lignes de métro et de RER pour les franciliens à l'horizon 2030 en grand format (nouvelle fenêtre)

À l’horizon 2022, un certain nombre d’améliorations concrètes pour les franciliens seront déjà en service.

Projets de transports en commun en Île-de-France - Horizon 2024 en grand format (nouvelle fenêtre)

Le Nouveau Grand Paris des transports s’illustre également par un réseau maillé de tramways et de Bus à haut niveau de service (BHNS ou Tzen).

Les projets de tramway et Tzen en Île-de-France en grand format (nouvelle fenêtre)

Au total, près de 33 milliards d’euros seront ainsi mobilisés en Île-de-France pour les infrastructures de transports en commun entre 2018 et 2022 dont 23 milliards d’euros pour leur développement (dont 16 milliards d’euros par la SGP). Ces éléments sont à comparer aux montants de 15,6 milliards d’euros investis au cours de la période 2012-2017 dans les infrastructures dont 7,5 milliards d’euros pour leur développement. Il s’agit bien d’une accélération sans précédent des investissements réalisés au service des transports du quotidien.
 
Ces chiffres expliquent ainsi pourquoi le volume de travaux sur les réseaux existants sont sans précédents et appellent des gestions particulières en rupture avec les pratiques habituelles. En tout état de cause, l’État est attentif à ce que la réalisation des travaux se fasse dans le respect des conditions de déplacement des franciliens, notamment aux heures de pointe.
 
Ces investissements sans précédent illustre la volonté de l’État d’améliorer et de moderniser les transports franciliens du quotidien d’ici à 2030.